LA CREATION DE L'UNIVERS
La création de l'univers à partir du néant
"Dans sa forme standard, la théorie du Big-Bang prétend que chaque partie de l'univers a grandi simultanément. Mais comment ces différentes parties pouvaient-elles synchroniser le début de leur expansion ? Qui leur en a donné l'ordre ?" André Linde, Professeur de Cosmologie2
Il y a un siècle de cela, la création de l'univers était un concept que les astronomes ignoraient en tant que tel. L'idée communément admise était celle d'un univers éternel. En examinant l'univers, les scientifiques supposèrent qu'il s'agissait simplement d'un agrégat de matière et s'imaginèrent qu'il n'avait donc pas de commencement. L'idée de "création" n'existait donc pas à proprement parler, c'est-à-dire celle d'un moment où l'univers et tout ce qu'il contient commença à exister.
Les diverses notions européennes issues de la philosophie matérialiste s'accordent particulièrement bien avec cette conception de l'existence éternelle. Cette philosophie, soutenue originellement par les Grecs, a avancé que la matière était la seule chose qui n'ait jamais existé dans l'univers, que l'univers avait existé depuis l'éternité et qu'il existera toujours. Cette pensée, qui a survécu sous différentes formes durant l'époque romaine, a néanmoins connu un déclin à la fin de l'Empire Romain et au début du Moyen-Age causé par l'influence montante de l'église catholique et de la philosophie chrétienne. Ce n'est qu'après la Renaissance que le matérialisme commença à resurgir et à se revivifier chez les savants et scientifiques européens, en grande partie grâce à la redécouverte de la philosophie de la Grèce Antique.

Le philosophe allemand Immanuel Kant fut le premier à avancer la thèse de l"univers infini" au siècle des Lumières. Cependant les découvertes scientifiques infirmèrent l'assertion de Kant. |
C'est Emmanuel Kant qui fut le premier à réaffirmer et à défendre le matérialisme durant la révolution culturelle en Europe. Kant affirmait que l'univers existait de tout temps et que chaque probabilité, même improbable, devrait être considérée comme étant possible. Les disciples de Kant continuèrent à défendre l'idée d'un univers éternel sur la base du matérialisme. Au début du 19ème siècle, l'idée d'un univers sans début et sans véritable création fut généralement acceptée. En effet, un nombre de penseurs tels que Karl Marx et Friedrich Engels défendirent ardemment cette pensée dans leurs œuvres.
Cette notion d'un univers infini prit de l'ampleur avec l'avènement de la pensée athée : rien n'est plus simple à expliquer. En effet, croire en un début de l'existence de l'univers impliquerait forcément qu'il ait été créé. De même, cette création requiert la présence et l'existence d'un créateur, en l'occurrence Allah. Il était donc bien plus convenable et plus sûr pour eux de nier cette notion de création même s'ils n'avaient pas la moindre preuve qui soutenait leur hypothèse. Georges Politzer, qui du reste épousa et défendit cette conception dans ses livres au début du 20ème siècle, était un fervent adhérent du marxisme et du matérialisme.
En mettant tout son cœur à démontrer la validité du modèle de "l'univers infini", il démolit ainsi l'idée de création de l'univers dans son livre Principes Fondamentaux de Philosophie :
L'univers n'est pas un objet créé. S'il l'était, alors il l'aurait été instantanément par Dieu et il l'aurait été à partir de rien. Accepter sa création signifie accepter, en premier lieu, l'existence d'un moment où l'univers n'existait pas, et que quelque chose s'est créé à partir du néant. C'est une chose à laquelle la science ne peut accéder.3
Dans sa thèse sur la notion d'univers éternel, Politzer pensait faussement que la science était de son côté. Alors qu'en fait la science allait prouver que l'univers avait un commencement. Ainsi, et comme le dit lui-même Politzer, la création implique l'existence d'un créateur.
L'expansion de l'univers et la découverte du Big-Bang
Les années vingt ont beaucoup contribué au développement de l'astronomie moderne. En 1922, en accord avec la théorie de la relativité d'Einstein, le physicien russe Alexandra Friedman démontra que la structure de l'univers n'était pas statique et qu'un minuscule mouvement de celui-ci pourrait suffire à causer l'expansion ou la contraction de l'univers. George Lemaitre fut le premier à interpréter et à souligner l'importance et la signification des travaux de Friedman. A partir de ses calculs, l'astronome belge réussit à démontrer que l'univers avait un commencement et qu'il était en fait en train de s'accroître continuellement. Quelque chose avait en effet déclenché cette expansion. Il a alors établi que le taux de radiation pouvait être utilisé comme mesure de la conséquence de ce "quelque chose".
Les analyses théoriques de ces deux scientifiques n'intéressèrent guère et auraient été probablement oubliées si de nouvelles considérations expérimentales n'étaient pas venues bouleverser la communauté scientifique en 1929. Cette année-là, l'astronome américain Edwin Hubble, travaillant pour l'observatoire Wilson du Mont California, fit une des plus grandes découvertes de l'histoire de l'astronomie. Alors qu'il observait des étoiles à l'aide de son immense télescope, il découvrit qu'il existait un certain décalage de la lumière vers la couleur rouge du spectre et que celui-ci était directement lié à la distance qui séparait les étoiles de la Terre. Cette découverte ébranla les bases conceptuelles du modèle de l'univers en vigueur jusqu'alors.

Edwin Hubble découvrit que l'univers s'agrandissait. Finalement on avait prouvé que le Big-Bang était un événement cataclysmique. Ceci força les scientifiques à abandonner la notion d'un univers infini et éternel. |
Selon certaines lois physiques connues, les spectres des faisceaux de lumière se déplaçant vers un point d'observation ont tendance à se décaler vers la couleur violette, alors que les spectres des rayons lumineux s'éloignant du point d'observation ont tendance à se décaler vers le rouge (tout comme le sifflement d'un train qui s'éloigne de l'observateur). Par cette observation, Hubble démontra que les corps célestes avaient en fait tendance à s'éloigner de nous. De plus, Hubble fit une autre découverte antérieure importante : les étoiles ne s'éloignent pas simplement de la Terre, notre point d'observation, mais elles s'éloignent aussi les unes des autres. Les seules conclusions pouvant être déduites de cette double observation était que l'univers était en phase d'"expansion".ite cet
Hubble amena ainsi les preuves scientifiques que Georges Lemaitre avait "prophétisées" quelques temps auparavant, et qu'un des esprits les plus géniaux de notre époque avait reconnu quinze ans auparavant. En 1915, Albert Einstein était arrivé à la conclusion que l'univers ne pouvait être statique suite aux calculs qu'il entreprit en concordance avec sa théorie de la relativité (et ce faisant, il avait anticipé les conclusions de Friedman et Lemaitre). Dans la mesure où les astronomes lui assuraient que l'univers était statique, la seule possibilité de faire correspondre ses équations à l'observation fut d'ajouter une "constante cosmologique" à ses équations pour faire en sorte que la "réponse ne puisse plus comporter d'équivoque". Quelques années plus tard, Einstein dut admettre que sa "constante cosmologique" était une des plus grandes erreurs de sa carrière.
Suite à la découverte d'Hubble concernant l'expansion de l'univers, un autre modèle, qui n'avait pas besoin de contorsions pour démontrer l'exactitude des équations, apparut. En effet, si l'univers s'agrandit à travers le temps, cela signifie, si on réfléchit "à l'envers", qu'il était de plus en plus petit au fur et à mesure que l'on remonte dans le temps. En remontant suffisamment loin dans le temps, l'univers tout entier serait confiné, à ses origines, à un seul et unique "point" mathématique. La conclusion que l'on pourrait tirer de ce modèle est, qu'à un certain moment donné, toute la matière de l'univers formait une masse unique, compacte, de la taille d'un point et de volume nul dû à l'immense force gravitationnelle. Notre univers serait donc né de l'explosion de cette masse ponctuelle et sans volume. Cette explosion, le "Big-Bang", a été démontrée à maintes reprises par de nombreuses preuves scientifiques.
Une autre vérité sous-tend la théorie du Big-Bang. En effet, si cette masse est réellement sans volume, cela reviendrait à dire qu'elle est l'équivalent d'un "rien" dans notre monde tridimensionnel. Donc tout l'univers aurait été créé à partir de ce "néant". Et qui plus est, l'univers aurait donc un commencement, contrairement à la conception matérialiste, qui maintient que "l'univers existe pour et depuis l'éternité".
L'hypothèse de la phase de stabilité
La théorie du Big-Bang a très vite gagné du succès et de la crédibilité auprès des scientifiques grâce aux preuves évidentes qui la sous-tendaient. Néanmoins, les astronomes qui étaient partisans du matérialisme et qui adhéraient à cette idée d'univers infini et éternel se sont tenus largement à l'écart de la théorie du Big-Bang afin de rester fidèle à leur croyance matérialiste. La raison de cette position s'éclaircit à la lumière de la déclaration de l'astronome anglais, Arthur Eddington : "D'un point de vue philosophique, l'idée d'un commencement abrupt à l'ordre actuel de la Nature me répugne."4
Vers la moitié du 20ème siècle, un autre astronome, Fred Hoyle, s'opposa également à la théorie du Big-Bang. A cet égard, ce scientifique proposa un autre modèle, celui de "la phase de stabilité". Ce modèle s'inspira de l'idée de l'univers infini et éternel mentionnée plus haut. En admettant l'hypothèse d'un univers en accroissement perpétuel, il avança l'idée que l'univers était infini à la fois dans sa dimension et dans le temps. D'après ce modèle, il y avait donc une auto-création sans cesse de matière nouvelle qui serait à son tour en quantité suffisante pour permettre à l'univers de se positionner sur cette "phase de stabilité". Motivée par l'unique affirmation que, ce qui est d'ailleurs la base même de la philosophie matérialiste, cette théorie est donc complètement différente de celle du Big-Bang dans le sens qu'elle maintient l'hypothèse que "la matière existe de manière infinie et éternelle" alors que la seconde proclame justement que "l'univers a un commencement". Les disciples de Hoyle et ceux de la théorie de "la phase de stabilité" étaient donc de fervents opposants de la théorie du Big-Bang et ce, pendant des années. Cependant, la science travailla contre tous les deux…
Le triomphe du Big-Bang
En 1948, George Gamov poussa les calculs de George Lemaitre un plus loin et aboutit à une nouvelle idée concernant le Big-Bang. Si l'univers avait été crée à partir d'une explosion soudaine et cataclysmique, il devait y avoir une quantité définie de radiation laissée par l'explosion. Cette radiation devait être détectable et, qui plus est, devait être uniforme à travers l'univers.

La radiation cosmique découverte par Penzias et Wilson est considérée comme preuve incontournable du Big-Bang par le monde scientifique.. |
La preuve expérimentale de Gamov a porté ses fruits en l'espace de deux décennies. En 1965, deux chercheurs du nom d'Arno Penzias et de Robert Wilson tombèrent sur une forme de radiation jusque-là non connue. Du nom de "radiation cosmique de l'arrière-plan", elle ne rappelait aucune autre forme observée jusque là dans l'univers. Elle était d'une uniformité extraordinaire, ne pouvait être localisée et ne possédait aucune source définie. En revanche, elle était distribuée en quantité égale à travers l'univers. Il fut vite découvert que cette radiation était un résidu du Big-Bang. Gamov fut étonné de la fréquence de la radiation car elle était presque identique à celle découverte par les prévisions des scientifiques. Penzias et Wilson reçurent le prix Nobel pour leur découverte.
En 1989, George Smoot et son équipe de la NASA ont envoyé un satellite du nom "d'explorateur de l'émission cosmique de l'arrière-plan" (COBE) dans l'espace. Il n'a fallu que huit minutes pour que les instruments efficaces du satellite détectent et confirment les niveaux de radiation déterminés par Penzias et Wilson. Ces découvertes ont démontré l'existence d'une forme dense et très chaude, résiduelle de l'explosion à partir de laquelle l'univers fut créé. Un bon nombre de scientifiques ont reconnu que le COBE avait détecté les restes du Big-Bang avec succès.
Il existe encore des preuves supplémentaires concernant le Big-Bang. L'une d'entre elles s'intéressa aux montants relatifs d'hydrogène et d'hélium contenus dans l'univers. Les observations ont confirmé le mélange de ces deux éléments calculés par les scientifiques de la théorie. Ces résultats contredirent la théorie de "la phase de stabilité". En effet, si l'univers avait existé depuis une éternité et n'avait jamais eu de commencement, tout cet hydrogène se serait consumé et serait devenu de l'hélium.
Avec de telles preuves, le Big-Bang gagna presque la totalité de la confiance du monde scientifique. Dans un article paru en octobre 1994 dans la revue Scientific American, son auteur attesta que le modèle du Big-Bang était la seule théorie qui pouvait expliquer l'expansion constante de l'univers et d'autres résultats empiriques.
Dennis Sciama, défenseur de la théorie de "la phase de stabilité" du scientifique Fred Hoyle, décrivit leur situation délicate face aux preuves accablantes du Big-Bang et dut se rendre à l'évidence qu'il ne pouvait plus soutenir Hoyle. Il admit finalement que la théorie de "la phase de stabilité" n'était plus d'actualité et devait être ainsi réfutée.5
Qui a donc créé l'univers à partir de rien ?
Face au triomphe de la théorie du Big-Bang, la thèse de "l'univers infini", dogme de la pensée matérialiste, fit donc rapidement partie des débris de l'histoire au sein du "consensus cosmique contemporain". Mais pour les matérialistes, cette affirmation ne fit que soulever d'autres questions : Qu'y avait-il avant le Big-Bang ? Et quelle était donc cette force qui provoqua l'explosion qui eut pour résultat final un univers qui n'existait pas auparavant ?
Des matérialistes comme Arthur Eddington reconnurent que les réponses à de telles questions ne pouvaient donner lieu qu'à la mise en évidence de l'existence d'un créateur suprême. Il était évident que cela leur était fortement désagréable. Le philosophe athée, Anthony Flew, fit un commentaire à ce sujet :
De manière notoire, la confession est bonne pour l'âme. Je commencerai alors par confesser que l'athée que je suis est dans l'embarras en raison du consensus cosmique contemporain. Car il semblerait que les cosmologues aient prouvé ce que Saint Thomas s'efforçait à vouloir faire admettre -que l'univers a un commencement- d'un point de vue philosophique. Aussi longtemps qu'il était convenu que l'univers n'avait ni fin ni début, il était assez simple de considérer son existence brute ainsi que toutes ses caractéristiques, aussi fondamentales soient-elles, comme étant une fin en soi. Même si je maintiens que ce point de vue reste correct, il m'est difficile d'opposer cette théorie face à l'hypothèse du Big-Bang.6
Beaucoup de scientifiques qui ne sont pas athées acceptent et défendent l'existence et la présence d'un créateur doté de pouvoirs infinis. Par exemple, l'astrophysicien Hugh Ross défend l'existence d'un créateur de l'univers qui soit au-dessus de toutes dimensions physiques :
Par définition, le temps est la dimension dans laquelle le phénomène cause-effet se produit. S'il n'y a pas de temps, il n'a pas de cause ni d'effet. Si le temps commence avec la création de l'univers, comme il l'est dit dans le "théorème de l'espace-temps", alors la cause de la création de l'univers se doit d'être une quelconque entité qui opère dans une dimension temporelle complètement indépendante et, préexistante de la dimension temporelle du cosmos... Cela voudrait dire que le Créateur est transcendant, et qu'Il opèrerait au-delà des limites dimensionnelles de l'univers. Cela suggère que Dieu ne soit ni l'univers en soi, ni contenu dans l'univers.7
Les objections à la création et les failles de ces objections
Il est désormais plus qu'évident que le Big-Bang signifie qu'il y a eu à la fois création à partir de rien et une certaine volonté de créer. En considérant ce fait, certains astronomes et physiciens matérialistes ont essayé de trouver des explications afin de réfuter cette réalité. Nous avons déjà fait allusion à la théorie de la "phase de la stabilité" de l'univers. Celle-ci fut maintenue et promulguée pour tout simplement ne pas avoir à faire avec la théorie du Big-Bang et ses conséquences, à savoir "la création à partir de rien", idée qui déplaisait fortement aux matérialistes. Ils tentèrent coûte que coûte de faire valoir leur philosophie.
Il y a eu également un bon nombre d'autres théories avancées par les matérialistes qui acceptaient à la limite la théorie du Big-Bang mais qui essayaient d'en extraire la notion de création. L'une d'entre elles était celle du modèle de "l'oscillation" de l'univers, une autre celle du "modèle de l'univers quantique". Examinons maintenant ces théories et testons leur validité.
Le modèle de l'oscillation de l'univers a été avancé par des astronomes qui n'appréciaient guère l'idée d'un commencement au Big-Bang. Ce modèle proclame que l'expansion actuelle de l'univers connaîtra un chemin à rebours et, qu'à partir d'un moment donné, il commencera à se contracter. Cette contraction provoquera un effondrement général de toute chose jusqu'à un point unique qui explosera à nouveau et qui mettra en route une nouvelle expansion. Ce serait donc un processus qui se répèterait infiniment dans le temps. Ce modèle a comme postulat de base que l'univers connaîtrait cette transformation un nombre de fois infini et que ce phénomène continuerait à se reproduire sans cesse. En d'autres mots, l'univers existerait pour l'éternité et s'accroîtrait et s'effondrerait à différents intervalles. L'univers dans lequel nous vivons ne serait alors que l'un des univers infinis parcourant le même cycle.
Cette théorie n'est rien d'autre qu'une tentative insuffisante pour adapter la théorie du Big-Bang à la notion d'univers infini. Le scénario proposé n'est pas confirmé par les résultats scientifiques de ces dernières 15-20 années, ce qui démontre l'impossibilité de l'existence d'un univers qui oscillerait sans cesse. De plus, les lois de la physique ne soutiennent en aucun cas qu'un univers qui se contracterait exploserait ensuite à nouveau. De plus, rien ne prouve qu'un univers en croissance devrait d'abord se contracter.8
Même si le cycle de la contraction-explosion-expansion était accepté, il serait peut probable que ce cycle puisse continuer ainsi éternellement. En effet, les calculs issus de ce modèle démontrent que chaque univers transférera une certaine quantité d'entropie à son successeur. En d'autres termes, la quantité d'énergie utilisable se réduirait à chaque fois et chaque univers qui s'ouvrirait le fera de plus en plus doucement, avec un diamètre de plus en plus large. Ainsi, l'univers diminuera de plus en plus jusqu'à sa disparition totale. Ainsi, même s'il existe des univers "ouverts" et "fermés", ils ne peuvent pas durer éternellement. A un moment donné, il est nécessaire que quelque chose ait dû être créée à partir de "rien".9
Brièvement, le modèle de l'univers qui "oscille" est un fantasme qui ne tient pas debout et dont la réalité physique est impossible.
Le modèle de l'univers quantique est une autre tentative pour purifier le Big-Bang de ses implications en faveur de l'idée de création. Les personnes supportant ce modèle ont eu recours aux observations de la physique quantique (subatomique). Dans la physique quantique, on observe des particules subatomiques apparaissant et disparaissant spontanément dans le vide. Le postulat de base de cette physique stipule que "la matière peut provenir du niveau quantum, c'est une propriété appartenant à la matière". A partir de cela, quelques physiciens essaient d'expliquer la naissance de la matière au cours de la création de l'univers de la non-existence en utilisant le postulat mentionné ci-dessus. Ce faisant, ces physiciens peuvent la présenter comme faisant partie des lois de la nature. Dans ce modèle, notre univers est interprété comme étant une particule subatomique faisant partie d'une plus grande.
Toutefois, ce syllogisme n'est pas du tout convaincant et, ne peut en aucun cas expliquer comment l'univers est venu au monde. William Lane Craig, l'auteur du Big-Bang : Theism and Atheism en explique les raisons :
Un vide mécanique quantique engendrant des particules de matériau est loin de ressembler à l'idée que l'on se fait d'un vide ordinaire (qui est synonyme de rien). Un vide quantique se définit plutôt comme étant une mer de particules qui se forment et se désagrègent sans cesse et qui empruntent de l'énergie à ce vide pour leur brève existence. Ainsi, ce vide n'est en aucun cas synonyme à un néant' et, par conséquent, ces particules matérielles ne naissent pas à partir de rien.10
Par conséquent, dans la physique quantique, la matière "n'existe pas avant d'avoir été". Le fait est que l'énergie ambiante se transforme soudainement en matière et disparaît tout aussi vite pour redevenir de l'énergie. Autrement dit, il ne peut y avoir d'existence à partir de rien comme il a été affirmé.
En physique, comme du reste dans les autres branches scientifiques, certains scientifiques athées n'hésitent pas à déguiser la vérité en négligeant certains points et détails critiques pour soutenir les théories matérialistes. Pour eux, il est bien plus important de défendre le matérialisme et l'athéisme que de révéler la vérité scientifique.
Cependant, un bon nombre de scientifiques rejette le modèle de l'univers quantique. C. J. Isham, par exemple, déclare que "le modèle n'est pas accepté par tout le monde car il contient des insuffisances inhérentes".11 Ainsi, même les personnes qui ont soutenu dès le début cette idée, telles que Brout et Spindel, l'ont finalement abandonnée.12

Stephen Hawking essaie aussi d'avancer des explications concernant le Big Bang autres que celle de la création tout comme d'autres scientifiques matérialistes le font en se basant sur des hypothèses contradictoires et sur des concepts faux. |
Une autre version, plus récente et plus médiatisée du modèle de l'univers quantique, est celle avancée par le physicien Stephen Hawking. Dans son livre A Brief History of Time, Hawking soutient que le Big-Bang ne signifie pas forcément une existence à partir du néant. A la place de "l'absence de temps" avant le Big-Bang, Hawking proposa le concept de "temps imaginaire". Selon Hawking, il y avait seulement 10-43 secondes d'intervalle de temps imaginaire avant que le Big-Bang n'ait eu lieu et que le "temps réel" ne se soit formé. L'espoir de Hawking consistait en ignorer la réalité de cette "absence de temps" qui se trouve avant le Big-Bang en faisant appel au concept du "temps imaginaire".
Conceptuellement, le "temps imaginaire" est l'équivalent de zéro ou de la non-existence, comme un nombre imaginaire de personnes dans une pièce ou un nombre imaginaire de voitures sur une route. Ici, Hawking ne fait que jouer avec les mots. Il prétend que des équations sont exactes quand elles reposent sur un "temps imaginaire", cependant ceci n'a aucun sens. Le mathématicien Sir Herbert Dingle fait référence à la possibilité de rendre des choses imaginaires vraies en mathématique :
Dans le langage mathématique, on peut mentir aussi bien que dire la vérité. De plus, en mathématique, il n'est pas vraiment possible de distinguer l'un de l'autre. On ne peut les différencier que par l'expérience ou par un raisonnement non-mathématique, soit en l'appliquant à la possible relation entre la solution mathématique et son correspondant physique.13
En bref, une solution théorique ou imaginaire d'un point de vue mathématique ne se doit pas d'avoir une conséquence vraie ou réelle. En utilisant une propriété exclusivement mathématique, Hawking produit des hypothèses qui n'ont aucun rapport avec la réalité. Mais quelle était donc sa motivation ? Du reste, il admet lui-même qu'il préfère les modèles alternatifs des univers à la théorie du Big-Bang car cette dernière met l'accent sur une "création divine", qu'un tel modèle est justement supposé contrer.14
Ce qui est démontré par tout cela, c'est que les modèles alternatifs à celui du Big-Bang comme celui de la phase de stabilité, celui de l'univers clos et ouvert et celui de l'univers quantique se basent sur des préjugés philosophiques matérialistes. Les découvertes scientifiques ont démontré la réalité du Big-Bang et peuvent même expliquer l'existence à partir du néant. Ceci peut donc être considéré comme étant une preuve incontestable que l'univers a été créé par Allah. Cet argument est bien évidemment rejeté entièrement par les matérialistes.
Un exemple de cette opposition au Big-Bang peut se trouver dans un essai, apparu en 1989 et rédigé par John Maddox, l'éditeur de Nature (un magazine matérialiste). Dans "Down with the Big-Bang", Maddox déclare que le Big-Bang est philosophiquement inacceptable car il aide les théologiens en leur offrant de bons arguments pour soutenir leurs idées. L'auteur a également prédit que le Big-Bang serait désapprouvé, et qu'il perdrait tout support en l'espace d'une dizaine d'années.15 L'argument de Maddox fut mis à dure épreuve suite aux découvertes des dix années qui suivirent pendant lesquelles l'existence du Big-Bang fut prouvée à maintes reprises.
Certains matérialistes agissent avec plus de bon sens à ce sujet. Le matérialiste anglais H.P. Lipson, par exemple, accepta à contrecœur l'idée de la vérité de la création :
Si la matière vivante n'a pas été crée par l'interaction des atomes, des forces naturelles et de la radiation, comment a-t-elle bien pu apparaître ?... Je pense, cela dit, que nous devons admettre que la seule et unique explication plausible est celle de la création. Je sais qu'il s'agit d'une idée que les physiciens ont en abomination, comme elle l'est d'ailleurs pour moi, mais nous ne devons pas oublier que nous ne pouvons rejeter un argument qui est prouvé expérimentalement.16
En conclusion, voici la vérité révélée par la science : un être supérieur indépendant - un Créateur - doté d'un immense pouvoir a donné naissance à la matière et au temps. Allah, Celui qui possède un pouvoir omnipotent, une connaissance ainsi qu'une intelligence infinie, a créé l'univers dans lequel nous vivons.
Les signes du Coran
Mis à part une explication de l'univers, le modèle du Big-Bang a une autre implication importante. Comme Anthony Flex cité ci-dessus le dit, la science a prouvé une affirmation que seules les sources religieuses avaient soutenue jusqu'ici.
La vérité défendue par les sources religieuses est celle de la création à partir du néant. Tous les livres saints servant de guides à l'humanité pendant des milliers d'années mentionnent cette affirmation. Dans tous les livres saints comme l'Ancien Testament, le Nouveau Testament et le Coran, il est clairement dit que l'univers et tout ce qui s'y rapporte à été créé à partir du néant par Allah.
Dans le Coran, le seul livre révélé par Allah qui soit resté totalement intact, il y a des déclarations à propos de la création de l'univers qui s'est formé à partir du néant mais aussi au sujet de la manière dont cela s'est produit. En fait, ces déclarations correspondent aux connaissances du 20ème siècle alors qu'elles ont été révélées il y a plus de quatorze siècles.
Tout d'abord, la création de l'univers à partir du néant est révélée dans le Coran comme suit :
Créateur des cieux et de la terre. (Sourate Al-An'âm : 101)
Un autre aspect important révélé par le Coran il y a quatorze siècles, bien avant les découvertes modernes au sujet du Big-Bang, est, qu'à sa naissance, l'univers n'était constitué que d'un volume minuscule :
Ceux qui ont mécru, n'ont-ils pas vu que les cieux et la terre formaient une masse compacte ? Ensuite Nous les avons séparés et fait de l'eau toute chose vivante. Ne croiront-ils donc pas ? (Sourate Al-Anbiyâ : 30)
Le choix des mots dans la langue d'origine du Coran, l'arabe, est extrêmement important. Le mot arabe "ratk" traduit ici par "tissés" signifie "mélangés l'un dans l'autre" dans les dictionnaires arabes. Ce terme est utilisé pour désigner deux substances différentes qui ne forment, en réalité, qu'une entité. Le terme "décousus" renvoie au verbe arabe "fatk", qui signifie que quelque chose a été créé par la séparation ou le démontage du "ratk". On emploie souvent ce verbe pour désigner l'action d'arracher une graine du sol.
Revenons sur ce verset avec ces notions désormais en tête. Dans ce verset, le ciel et la Terre sont d'abord sujets au "ratk". Ils sont ensuite séparés (fatk) par l'extraction d'un des éléments de l'autre. Etrangement, des cosmologues parlent d'un "œuf cosmique", constitué de toute la matière existant avant le Big-Bang. En d'autres termes, les cieux et la terre dans leur totalité étaient compris dans cet œuf, dans un état de "ratk". Quand cet œuf explosa violemment, sa matière subit le "fatk" et, dans ce même processus, créa la structure de tout l'univers.
Une autre vérité révélée dans le Coran est celle de l'expansion de l'univers qui a été découverte à la fin des années vingt. La découverte de Hubble du déplacement rouge dans le spectre de lumière stellaire a été révélée dans le Coran :
Le ciel, Nous l'avons construit par Notre puissance et Nous l'étendons [constamment] dans l'immensité. (Sourate Az-Zâriyât : 47)
En résumé, les découvertes de la science moderne soutiennent la vérité révélée dans le Coran plutôt que les dogmes des matérialistes. Ces derniers peuvent bien dire qu'il ne s'agit que de simples coïncidences mais les faits sont clairs : L'univers doit son existence à un acte de création de la part d'Allah et que la seule vraie connaissance concernant l'origine de l'univers se trouve dans les paroles révélées par Allah.
L'équilibre de l'explosion
"La vigueur de l'explosion de l'univers a été faite avec une telle exactitude jusqu'à sa force gravitationnelle. Le Big-Bang n'était pas évidemment n'importe quel bang mais une explosion d'une magnifique magnitude ordonnée." Paul Davies, Professeur de physique théorique17
Dans le premier chapitre nous avons examiné la création de l'univers à partir du néant comme étant le résultat d'une grande explosion. Considérons ci-dessous certaines de ses implications.
Les scientifiques estiment qu'il y a plus de 300 milliards de galaxies dans tout l'univers. Ces galaxies ont des formes fort diverses (en spirale, elliptique, etc.) et chacune d'entre elles contient autant d'étoiles que l'univers contient de galaxies. L'une de ces étoiles, le Soleil, possède neuf planètes qui gravitent autour d'elle harmonieusement. Nous tous vivons sur la troisième de ces planètes en partant du Soleil.
Regardez autour de vous : avez-vous l'impression que ce qui vous entoure est éparpillé d'une manière hasardeuse ? Bien sûr que non. Mais comment se fait-il alors que la matière ait été organisée en galaxies si elle fut dispersée au hasard ? Pourquoi la matière fut-elle accumulée en certains points et constitua des étoiles ? Comment l'équilibre minutieux de notre système solaire put-il émerger suite à une violente explosion ? Ces questions importantes nous amènent à poser une ultime question : comment l'univers fut-il structuré après le Big-Bang ?
Si le Big-Bang avait réellement été une explosion cataclysmique, il serait alors raisonnable de s'attendre à ce que la matière ait été éparpillée partout au hasard. Mais ce n'est pas le cas. Au lieu d'une totale anarchie dans l'organisation de l'univers, la matière a été organisée en planètes, en étoiles, en galaxies, en amas de galaxies et en sous-ensembles d'agglomérats de galaxies. C'est un peu comme si une bombe avait explosé dans un grenier et aurait entraîné un assemblage minutieux des grains de blé dans des sacs et des balles de coton à l'arrière de camions prêts à être distribués. Fred Hoyle, un hardi opposant de la théorie du Big-Bang pendant des années, nous livra finalement une opinion fort surprenante :
La théorie du Big-Bang conçoit que l'univers a commencé à partir d'une seule explosion. Comme nous l'avons vu ci-dessus, une explosion ne peut causer que la dispersion de la matière dans tous les sens alors que le Big-Bang a mystérieusement produit l'effet contraire, à savoir la formation de la matière sous forme de galaxies.18
Le fait que la matière produite par le Big-Bang ait créé des formes ordonnées et organisées est en effet quelque chose d'extraordinaire. La création d'une telle harmonie nous pousse à envisager que l'univers ait été le résultat de la création d'Allah.
Dans ce chapitre, nous allons examiner et considérer cette perfection et qualité extraordinaire.
La vitesse de l'explosion
Certaines personnes qui ont entendu parler du Big-Bang mais qui n'ont pas suffisamment réfléchi sur le sujet, ne se rendent pas compte qu'il doit y avoir un plan extraordinaire derrière cette explosion. L'ordre compliqué du Big-Bang présente en réalité un grand nombre d'aspects étonnants.
L'accélération causée par l'explosion est, par exemple, l'une des énigmes de ce phénomène. Lorsque l'explosion a eu lieu, la matière a certainement du commencer à se déplacer très rapidement dans toutes les directions. De plus, il a du y avoir une force d'attraction très importante dès le premier moment de l'explosion ; cette force devait être assez forte pour rassembler l'univers entier en un seul point.
Deux forces différentes et opposées sont mises en jeu ici. Premièrement, la force de l'explosion qui conduit la matière vers l'extérieur. Deuxièmement, la force d'attraction qui tente de résister la première et qui cherche à retenir la matière. L'univers a pris forme grâce à l'équilibre de ces deux forces. Si la force d'attraction avait été plus forte que celle de l'explosion, l'univers se serait effondré. Dans le cas contraire, la matière se serait éparpillée dans tous les sens de telle façon qu'elle n'aurait jamais pu à nouveau s'unir.

Paul Davies : "Il y a assez de preuves pour faire admettre l'existence d'une conception consciencieuse du cosmos." |
Quelle était donc la nature de cet équilibre ? Quel était le degré de "lâcheté" entre ces deux forces ?
Le physicien des mathématiques Paul Davies, professeur à l'université d'Adélaïde en Australie, a calculé les conditions qui avaient du exister au moment du Big-Bang et est parvenu à un résultat qui ne peut que être qualifié d'étonnant. D'après Paul Davies, si le taux d'expansion avait varié de plus de 10-18 secondes (un quintillionième de seconde) l'univers n'aurait pu se former. Davies développe sa conclusion comme il suit :
A la suite de mesures précises, le taux d'expansion s'avère être très proche d'une valeur critique qui permettrait à l'univers d'échapper à sa propre gravité et de s'accroître infiniment. Si ce taux d'expansion avait été plus lent, l'univers se serait effondré et, dans le cas contraire, toute matière cosmique se serait dispersée. Il est intéressant de réfléchir à la minutie avec laquelle le taux d'expansion fut précisément accordée afin de se trouver exactement entre ces deux extrémités catastrophiques. Si, au moment de la création (période pendant laquelle le taux d'expansion a été fermement établi), le taux d'expansion avait différé de sa valeur actuelle de plus de 10-18, cela aurait été suffisant pour totalement bouleverser cet équilibre minutieux. L'incroyable exactitude de l'explosion de l'univers a permis l'apparition de sa force de gravitation. Le Big-Bang était donc une explosion d'une magnitude magnifiquement ordonnée.19
Bilim Teknik (Science et Technique, un périodique scientifique turque) cite un article apparu dans Science et qui discute de l'équilibre du phénomène obtenu dans la phase initiale de la création de l'univers :
D'après la théorie de la relativité d'Einstein, si la densité de l'univers avait été un peu plus grande, l'univers ne serait pas en train de s'accroître (ceci étant dû aux forces d'attraction des particules atomiques) mais, au contraire, serait en train de se contracter pour finir en un seul endroit et point. Ainsi, si la densité initiale avait été un peu plus petite, alors l'univers se serait rapidement agrandi et les particules atomiques ne se seraient pas attirées les unes vers les autres et ni les galaxies, ni les étoiles ne se seraient alors formées. Par conséquent, l'homme ne serait jamais venu au monde ! D'après ces calculs, la différence entre la densité réelle initiale de l'univers et sa densité critique, est inférieure à un pour cent d'un quatrillion. Cette situation est similaire à celle d'une pointe de crayon posé sur un endroit précis de telle manière à ce qu'il tienne droit et ceci même après un milliard d'années... De plus, comme l'univers est en train de s'accroître, cet équilibre se précise de plus en plus...20
Même Stephen Hawking qui, dans A Brief History of Time, a essayé avec difficulté d'expliquer la création de l'univers comme une série de coïncidences, reconnaît l'équilibre extraordinaire qýi existe dans le taux d'expansion de l'univers :
Si, une seconde après le Big-Bang, le taux d'expansion avait été plus petit si ce n'est qu'une partie d'une centaine de millième de million de millionième, l'univers se serait effondré avant d'avoir atteint sa taille actuelle.21
Que peut-on tirer comme conclusion d'équilibre aussi remarquable que celui-ci ? La seule réponse rationnelle à cette question est la preuve qu'il y ait eu une conception consciencieuse qui ne peut être le résultat d'un accident. Le Dr. Davies, malgré son penchant matérialiste, a lui-même admis :
Il est difficile de résister à l'idée que la structure présente de l'univers, apparemment sensible aux altérations numériques, a été plutôt bien dessinée... L'apparente concordance miraculeuse des valeurs numériques que la nature a assignées à leurs constantes fondamentales doit rester la preuve la plus patente pour un élément de la conception cosmique.22
Les quatre Forces
La vitesse de l'explosion du Big-Bang était seulement une partie de l'équilibre du moment initial de la création. Juste après le Big-Bang, les forces qui organisèrent l'univers dans lequel nous vivons durent être numériquement exactes sinon l'univers n'aurait jamais existé.
Ces forces, la force gravitationnelle, la force électromagnétique, la force nucléaire puissante et la faible, sont les "quatre forces fondamentales" qui sont reconnues par la physique moderne. Toute structure et mouvement dans l'univers sont gouvernés par ces quatre forces. Les forces nucléaires faibles et puissantes n'opèrent qu'à une échelle atomique. Les deux qui restent, à savoir la force de la gravitation et électromagnétique régissent quant à elles les assemblages des atomes, en d'autres termes, la "matière". Ces quatre forces fondamentales apparurent et agirent immédiatement après le Big-Bang, et créèrent les atomes et la matière.
Une comparaison de ces quatre forces est enrichissante car leur valeur est étonnamment différente l'une de l'autre. Elles sont données ci-dessous sous formes d'unités standard internationales :
la force nucléaire puissante : 15
la force nucléaire faible : 7.03 fois 10-3
la force électromagnétique : 3.05 fois 10-12
la force de la gravitation : 5.90 fois 10-39
Remarquons à quel point les différences entre les puissances de ces quatre forces fondamentales sont grandes. La différence entre la plus puissante (la force nucléaire puissante) et la plus faible (la force gravitationnelle) est d'à peu près 25 suivi de 38 zéros ! Pourquoi atteint-elle une telle proportion ?
Le biologiste moléculaire Michael Denton a soulevé cette question dans son livre Nature's Destiny :
Le biologiste moléculaire Michael Denton a soulevé une question importante dans son livre Nature's Destiny : De quelle manière les lois de la biologie moderne nous révèlent-elles le but de la création de l'univers ? D'après Denton, l'univers a été spécialement créé et conçu pour rendre la vie humaine possible. |
Si, par exemple, la force de la gravitation était un trillionième de fois plus grande, alors l'univers serait bien plus petit et sa durée de vie bien plus courte. Une étoile aurait en moyenne une masse un trillionième de fois plus petite que celle du soleil et une durée de vie d'un an environ. D'autre part, si la gravité avait été moins puissante, aucune étoile et aucune galaxie ne se seraient formées. Notons que les autres relations et valeurs ne sont pas moins critiques. Si la force de la gravitation avait été juste un peu moins faible, le seul élément qui aurait été stable aurait été l'hydrogène. Aucun autre atome n'aurait alors pu exister. Si la relation avec la force électromagnétique avait été légèrement plus puissante, le nucléon atomique alors constitué de deux protons seulement aurait été un signe de stabilité pour l'univers, ce qui revient à dire que l'hydrogène serait absent. Et si, malgré cela, il y avait quand même eu des étoiles et des galaxies qui graviteraient, elles l'auraient alors fait de manière complètement différente d'aujourd'hui. En bref, si ces différentes forces et constantes n'avaient pas les valeurs qu'elles ont maintenant, il n'y aurait pas eu d'étoiles ni de supernovae, ni de planètes, ni d'atomes, ni de vie.23
Paul Davies fit d'ailleurs un commentaire sur la manière dont les lois de la physique établirent des conditions idéales pour permettre à l'homme de vivre :
Si la nature avait opté pour un ensemble de nombres différents, le monde serait un endroit totalement différent que celui dans lequel nous vivons. De plus, nous ne serions probablement pas là pour le savoir... Des découvertes récentes sur le cosmos nous obligent à accepter l'idée que l'expansion de l'univers a été mise en place avec une grande et étonnante précision.24
Arno Penzias, qui était le premier, en compagnie de Robert Wilson, à détecter une radiation cosmique (découverte pour laquelle les deux chercheurs ont reçu le prix Nobel en 1965), fit un commentaire sur la conception parfaite qui constitue notre univers :
L'astronomie nous conduit à un seul événement, un univers créé à partir de rien, un univers avec un équilibre si minutieux qu'il fournit les conditions exactes pour permettre la vie et qui ne peut que suivre un plan (que l'on pourrait nommer "surnaturel").25
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LA PROBABILITE DE L'OCCURRENCE D'UN UNIVERS DANS LEQUEL LA VIE PEUT SE FORMER
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Les calculs du mathématicien britannique Roger Penrose démontrent que la probabilité qu'un univers menant à la vie puisse se produire par hasard est d'1 sur 1010 . L'expression "extrêmement improbable" est insatisfaisante pour décrire cette possibilité. |
1000000000000000000000000000000 0000000000000000000000000000000
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Les scientifiques que nous avons cités ci-dessus ont tous tiré une conclusion importante de leurs observations. L'examen et la réflexion par rapport aux équilibres incroyables et à l'ordre magnifique que constitue notre univers ne mènent qu'à une seule et unique vérité : Il se trouve dans l'univers une conception supérieure et une harmonie parfaite. L'Auteur de cette conception et de cette harmonie est sans aucun doute Allah, Celui qui a tout créé sans aucune faille. Dans l'un de ses versets, Allah attire d'ailleurs notre attention au sujet de l'ordre dans la création de l'univers, qui fut conçu et planifié dans tous ses détails :
Celui à qui appartient la royauté des cieux et de la terre, qui ne S'est point attribué d'enfant, qui a créé toute chose en lui donnant ses justes proportions. (Sourate Al Fourqâne : 2)
Les mathématiques de la probabilité rejettent l'idée de coïncidence
Ce qui a été dit jusque-là démontre les équilibres extraordinaires qui existent entre les forces qui permettent à la vie humaine d'exister dans cet univers. La vitesse de l'explosion du Big-Bang, les valeurs de ces quatre forces et les autres variables que nous allons étudier dans les chapitres suivants, toutes vitales à l'existence, ont été conçues en fonction d'une précision extraordinaire.
Faisons une courte digression et jetons un coup d'œil à la "théorie de la coïncidence" du matérialisme. La coïncidence est un terme mathématique. En d'autres mots, la possibilité qu'un événement se produise peut être calculée en ayant recours aux mathématiques de la probabilité.
En prenant en compte les variables de la physique, plusieurs questions sont dignes d'être soulevées : Quelle serait l'apparence de cet univers si la vie n'était que le fruit d'une coïncidence ? Une coïncidence parmi un milliard de milliard ? Ou encore un trillion de trillion de trillion ? Ou encore davantage ?

Roger Penrose : "Ce nombre nous démontre combien l'intention du Créateur fut précise et complète." |
Roger Penrose, un célèbre mathématicien britannique et un ami intime de Stephen Hawking, s'est interrogé sur cette question et a essayé de calculer la probabilité. En incluant ce qu'il considère comme étant toutes les variables nécessaires pour que les êtres humains puissent exister et vivre sur une planète telle que la nôtre, il a calculé la probabilité que notre environnement existe parmi tous les résultats possibles du Big Bang.
D'après Penrose, la probabilité qu'une telle affirmation soit vraie est de l'ordre de 1010 123 sur 1.
Tellement infime, il est même difficile de concevoir ce que ce nombre signifie. En mathématique, la valeur 10123 revient à dire 1 suivi de 123 zéros. D'ailleurs, ce nombre à lui tout seul correspond à davantage d'atomes qu'on imaginerait pouvoir exister dans l'univers tout entier (qui est de 1078). Mais la réponse de Penrose définit un champ encore plus large : elle exige 1 suivi de 10123 de zéros.
Ainsi, 13 signifie 1.000, donc un millier. 1010 est un nombre qui comprend le chiffre 1 suivi de 1.000 zéros. S'il y a six zéros, on peut l'appeler un million ; s'il y en a neuf, c'est un milliard, s'il y en a douze, c'est un trillion et ainsi de suite. Cependant, il n'existe aucun nom pour un nombre suivi de 123 de zéros.
En mathématique, pour des considérations pratiques, l'on a l'habitude de définir une probabilité d'un sur 1050 comme étant égale à zéro. Le nombre de Penrose, quant à lui, est l'équivalent de plus d'un trillion de trillion d'un trillion de fois moins que cela. En d'autres termes, Penrose, de par son nombre, nous démontre que la création de notre univers par accident ou par coïncidence est une situation impossible.
Roger Penrose fit un commentaire en ce qui concerne ce nombre :
Ce nombre nous permet de prendre conscience de la finesse de la création (et du Créateur) qui a été conçue avec une précision de l'ordre de 1010 . C'est un chiffre extraordinaire. Il est d'ailleurs impossible d'écrire ce nombre en entier sous forme de notation ordinaire : Il serait constitué du nombre 1 suivi de 10123 zéros. Ainsi, même si nous étions amenés à écrire un 0 sur chaque proton et neutron qui se trouvent dans tout l'univers et ceci en y ajoutant toutes les autres particules, nous serions à court pour écrire le nombre exigé.26
Les nombres qui définissent la conception et le plan de l'équilibre de l'univers jouent un rôle crucial et excèdent passablement toute compréhension. Ils nous montrent que l'univers ne peut être en aucun cas le produit d'une coïncidence et à quel point "la précision de la finalité du Créateur'' est extraordinaire.
En fait, pour se rendre compte à quel point l'univers n'est pas le fruit de coïncidences, nous n'avons pas réellement besoin de faire tous ces calculs. En regardant tout simplement autour de nous, on se rendra compte de la minutie avec laquelle l'univers a été dessiné dans ses plus petits détails. Comment un univers tel que celui-ci, comprenant une telle perfection dans ses systèmes, en son soleil, au sein de ses étoiles, de la terre, des gens, des maisons, des fleurs, des insectes et au sein de tant d'autres choses qui sont présentes dans cet univers, aurait pu être le simple résultat d'atomes tombant ensemble par hasard après une explosion ? Chacun des détails que nous observons sont des preuves qu'Allah existe et qu'Il a un pouvoir suprême. Cependant, seuls les gens qui réfléchissent et intelligents peuvent comprendre cela :
Certes dans la création des cieux et de la terre ; dans l'alternance de la nuit et du jour ; dans le navire qui vogue en mer, chargé de choses profitables aux gens ; dans l'eau (la pluie) qu'Allah fait descendre du ciel et par laquelle Il rend la vie à la terre après qu'elle soit morte et y répand des bêtes de toute espèce ; dans la variation des vents ; et dans les nuages soumis entre le ciel et la terre ; en tout cela, il y a des Ayât (preuves, évidences, versets, enseignements, révélations…) pour un peuple qui raisonne. (Sourate Al-Baqarah : 164)
Voir l'évidence de la vérité
La science du 20ème siècle a avancé la preuve catégorique que l'univers a été créé par Allah. Le principe de l'entropie que nous avons mentionné plus haut révèle que chaque détail de l'univers a été conçu pour l'homme sans que la chance ne soit un facteur explicatif.
Cependant, ce qui est étrange est que ceux qui ont découvert ceci et qui concluent que l'univers ne peut pas s'être produit par hasard sont exactement les mêmes personnes qui défendent la philosophie matérialiste. Les scientifiques tels que Paul Davies, Arno Penzias, Fred Hoyle et Roger Penrose ne sont en aucun cas des hommes pieux et ils n'ont certainement eu aucune intention de prouver l'existence d'Allah pendant qu'ils poursuivaient leur travail. Il est possible d'imaginer qu'ils aient tiré leurs conclusions à ce sujet grâce à la présence d'une puissance supérieure plutôt à contrecœur. L'astronome américain George Greenstein admet ceci dans son livre The Symbiotic Universe :
Comment ceci pourrait-il être possible (que les lois de la physique soient conformes à la vie) ? En survolant les différentes preuves, il nous vient immédiatement à l'esprit qu'une sorte d'organisation - ou plutôt d'Organisation - surnaturelle doit être impliquée. Est-il possible que soudainement, et sans le vouloir, que nous soyons tombés sur la preuve scientifique de l'existence d'un être suprême ? Etait-ce Dieu qui intervint d'une manière providentielle et qui créa le cosmos à notre avantage ? 27
Greenstein, qui est athée, ne tient pas compte de la vérité manifeste ; néanmoins il ne peut s'empêcher d'être étonné. D'autres scientifiques ayant moins de préjugés admettent aisément que l'univers doit avoir été particulièrement conçu pour que l'humanité puisse y vivre. L'astrophysicien américain Hugh Ross termine son article "Conception et le principe d'entropie" par ces mots :
Un créateur intelligent et transcendant doit avoir créé l'univers.Un créateur intelligent et transcendant doit avoir conçu l'univers. Un créateur intelligent et transcendant doit avoir conçu la Terre. Un créateur intelligent et transcendant doit avoir conçu la vie.28
De cette manière la science prouva la réalité de la création. Allah existe certainement et Il a créé tout ce qui nous entoure - le visible et l'invisible. Il est le créateur unique de l'équilibre et de la conception extraordinaires et exceptionnels des cieux et de la terre.
Or aujourd'hui, le matérialisme se présente comme un système superstitieux et non scientifique de croyance. Le généticien américain Robert Griffiths le remarqua en plaisantant : "Si nous avons besoin d'un athée pour une discussion, nous nous rendons au département de philosophie. Le département de physique n'est pas très utile."29
Pour résumer : Chaque loi physique et chaque constante physique dans cet univers ont été spécifiquement conçues pour permettre aux êtres humains d'exister et de vivre. Dans son livre The Cosmic Blueprint, Davies énonce cette vérité dans son dernier paragraphe, "L'impression de la Conception est accablante."30
La conception de l'univers est sans aucun doute la preuve de la puissance d'Allah. Les équilibres précis ainsi que tous les êtres humains et créatures sont les preuves de la puissance suprême d'Allah et de son acte de création. Ce résultat découvert par la science moderne est une vérité révélée il y a quatorze siècles dans le Coran :
Certes, votre Seigneur, c'est Allah qui a créé les cieux et la terre en six jours, puis S'est établi (Istawa) sur le Trône (selon une manière qui convient à Sa Majesté). Il couvre le jour de la nuit qui poursuit celui-ci sans arrêt. (Il a créé) le soleil, la lune et les étoiles, soumis à Son commandement. La création et le commandement n'appartiennent qu'à Lui. Toute gloire à Allah, Seigneur de 'Ålamîn (hommes, Djnns et tout ce qui existe autre qu'Allah) ! (Sourate Al-A'râf : 54) |
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LES ELEMENTS DE LA VIE CONÇUS AVEC UN BUT
Il y a un esprit et un but derrière l'univers. Il y a des conseils de cette présence divine dans la façon dont les mathématiques abstraites peuvent pénétrer les secrets de l'univers, et qui suggère qu'un esprit rationnel ait créé le monde. La nature est accordée avec finesse pour permettre à la vie et à la conscience de se former. John Polkinghorne, physicien anglais84
Jusqu'ici, nous avons examiné comment les équilibres physiques de l'univers ont été conçus de sorte à ce que nous puissions y vivre. Nous avons vu comment la structure générale de cet univers, la position de la Terre ainsi que des facteurs tels que l'air, la lumière et l'eau, ont été conçus avec telle précision, qu'ils possèdent les attributs exacts que nous exigeons. Cependant, en plus de tout cela, nous devons également jeter un coup d'œil aux éléments qui composent notre corps. Ces éléments chimiques, cette "ossature" de laquelle proviennent nos mains, nos yeux, nos cheveux, nos organes ainsi que toutes les espèces vivantes (animale et végétale) -qui sont du reste notre source de nourriture- ont tous été créés pour incarner spécialement leur fonction.
Le physicien Robert E. D. Clark se réfère à cette conception supérieure des éléments qui constituent la base de la vie quand il dit : "Le créateur nous a donné un kit de pièces préfabriquées prêtes à l'utilisation."85
Le plus important des ces éléments constitutifs de base est le carbone.
La conception et les caractéristiques du carbone
Dans les chapitres précédents, nous avons décrit le processus extraordinaire par lequel le carbone, l'élément qui occupe la sixième position dans la table périodique, a été créé aux cœurs des énormes étoiles appelées "géants rouges". Nous avons également vu que Fred Hoyle, en découvrant ce processus merveilleux, a souligné que "Les lois de la physique nucléaire ont été délibérément conçues quand il s'agit des conséquences qu'elles produisent à l'intérieur des étoiles."86
Quand nous examinons le carbone d'une manière plus approfondie, nous pouvons voir que non seulement la formation physique de cet élément mais également ses propriétés chimiques ont été délibérément arrangées pour devenir ce qu'elles sont.
Le carbone pur se produit à l'état naturel sous deux formes : Le graphite et les diamants. De plus, le carbone se trouve mélangé au sein de composés dont le résultat peut produire plusieurs différents genres de substances. Une incroyable variété de matériaux organiques de la vie dont, entre autres, la cellule et l'écorce d'un arbre, la pupille d'un œil et la corne d'un cerf, le blanc d'œuf et le poison d'un serpent, se composent tous à partir de composés à base de carbone. Le carbone, combiné de différentes manières (quantité et agencements géométriques) avec de l'hydrogène, de l'oxygène et de l'azote, résulte en un vaste assortiment de matériaux aux propriétés fortement différentes.

Une des formes naturelles du carbone pur se nomme le graphite. Cet élément est capable de transformer une variété extraordinaire de substances différentes quand il se combine avec des atomes d'autres éléments. La structure principale du corps humain est le résultat de différentes liaisons chimiques dans lesquelles le carbone a pu entrer. |
Certaines molécules de certains composés de carbone se composent de quelques atomes ; d'autres en contiennent des milliers ou même des millions. En outre, aucun autre élément n'est aussi versatile que le carbone pour la formation de molécules d'une telle longévité et stabilité. David Burnie en parle ainsi dans son livre Life :
Le carbone est un élément très peu commun. Sans la présence du carbone et de ses propriétés peu communes, il est peu probable qu'il y aurait vie sur Terre.87
Le chimiste britannique Nevil Sidgwick écrivit le suivant concernant le carbone dans Chemical Elements and their Compounds :
Le carbone a un statut unique parmi les éléments en ce qui concerne son nombre et la variété de composés qu'il peut former. Plus d'un quart de millions ont déjà été isolés et décrits, mais ceci donne une idée très imparfaite de son pouvoir, puisqu'il est la base de toutes les formes de matière vivante.88
Pour des raisons physiques et chimiques, la vie ne peut être basée sur aucun autre élément que le carbone. A un certain moment, on a avancé l'hypothèse que le silicium, parmi tant d'autres, pourrait être à la base de la vie. Cependant, nous savons maintenant que cette conjecture est impossible. Citons Sidgwick à nouveau :
Maintenant, nous en savons assez pour être sûrs que l'idée d'un monde basé sur le silicium à la place du carbone est impossible...89
Liens Covalents

La structure du méthane : Quatre atomes d'hydrogène partagent un électron chacun avec un seul atome de carbone. |
Les liaisons chimiques grâce auxquelles le carbone forme les composés organiques s'appellent "les liens covalents". On dit communément qu'il existe un lien covalent lorsque deux atomes partagent leurs électrons.
Les électrons d'un atome se trouvent dans des orbites spécifiques qui sont centrés sur le noyau. L'orbite la plus proche du noyau ne peut pas être occupée par plus de deux électrons. Dans l'orbite suivante, un maximum de huit électrons est possible. Dans la troisième orbite, il peut y avoir jusqu'à dix-huit électrons. Le nombre d'électrons continue à augmenter plus il existe d'orbites. Un aspect intéressant de cet arrangement est que les atomes semblent "vouloir" compléter le nombre d'électrons au sein de leurs orbites spécifiques. L'oxygène, par exemple, a six électrons dans sa deuxième (et extérieure) orbite. Ceci le rend "désireux" d'entrer dans des combinaisons avec d'autres atomes qui fourniront les deux électrons supplémentaires nécessaires pour augmenter ce nombre à huit. (La raison pour laquelle les atomes se comportent de cette manière est toujours sans réponse. Mais ce qu'ils font est bénéfique car sinon la vie serait impossible.)
Les liens covalents sont le résultat de cette tendance que les atomes ont à compléter leurs orbites spécifiques. Deux atomes ou plus peuvent souvent combler le déficit de leurs orbites en partageant des électrons entre eux. Un bon exemple est celui de la molécule d'eau (H2O), dont les éléments de base (deux atomes d'hydrogène et un atome d'oxygène) forment un lien covalent. Dans ce composé, l'oxygène complète le nombre d'électrons manquant de sa deuxième orbite (de 6 à 8) en partageant les deux électrons (un pour chacun) dans les orbites spécifiques des deux atomes d'hydrogène ; de la même manière, chaque atome d'hydrogène "emprunte" un électron à l'oxygène pour compléter ses propres orbites spécifiques.
Comme le carbone est propice à la formation de liens covalents avec d'autres atomes (y compris les atomes de carbone), il en résulte un grand nombre de différents composés. Un des composés les plus simples est le méthane : Un gaz banal qui est formé suite à la liaison covalente de quatre atomes d'hydrogène et d'un atome de carbone. Avec seulement six électrons, l'orbite spécifique externe du carbone a besoin de quatre électrons supplémentaires (au lieu de deux lorsqu'il s'agit de l'oxygène) pour atteindre huit.
Nous avons dit que le carbone était particulièrement versatile pour former des liens avec d'autres atomes et que cette versatilité rend possible un énorme nombre de différents composés. La classe des composés formée exclusivement à base de carbone et d'hydrogène s'appelle les "hydrocarbures". Cette grande famille de composés inclut le gaz naturel, le pétrole liquide, le kérosène et les huiles de graissage. Les hydrocarbures comme l'éthylène et le propylène sont l'ossature sur laquelle l'industrie pétrochimique moderne a été érigée. Les hydrocarbures comme le benzène, le toluène et la térébenthine sont bien connues de tous ceux qui utilisent de la peinture. La naphtaline qui protège nos vêtements contre les mites est un autre hydrocarbure. En ajoutant du chlore à leur composition, quelques hydrocarbures peuvent devenir des anesthésiques ; en ajoutant du fluor, nous obtenons du Fréon, un gaz très répandu dans la réfrigération.
 
L'huile de l'olive et le sucre brun : Tout ce que nous mangeons est composé de différents arrangements de l'hydrogène, de l'oxygène et du carbone. |
Il existe une autre famille importante de composés dans lesquels le carbone, l'hydrogène et l'oxygène forment des liens covalents entre eux. Au sein de cette famille, nous trouvons des alcools comme l'éthanol, le propane, les cétones, les aldéhydes et les acides gras parmi tant d'autres. Un autre groupe de composés formés à base de carbone, d'hydrogène et d'oxygène sont les sucres, y compris le glucose et le fructose. La cellulose, qui compose le squelette du bois et qui sert de matière première pour le papier, est un hydrate de carbone. Le vinaigre en est aussi un. Le sont aussi la cire d'abeille et l'acide formique. Chacune de la panoplie incroyablement riche de substances et de matériaux qui est produite sur Terre n'est rien d'autre qu'un différent agencement de carbone, d'hydrogène et d'oxygène reliés par des liens covalents.
Lorsque le carbone, l'hydrogène, l'oxygène et le nitrogène forment de tels liens, il en résulte une classe des molécules qui constitue la base même de la structure de la vie : Les acides aminés qui sont à l'origine des protéines. Les nucléotides qui composent l'ADN sont également des molécules formées à base de carbone, d'hydrogène, d'oxygène et d'azote.
En bref, les liens covalents composés du carbone sont essentiels à l'existence de la vie. Si l'hydrogène, le carbone, l'azote et l'oxygène n'étaient pas aussi "désireux" de se partager des électrons entre eux, la vie serait impossible. La "substance" qui permet au carbone de former ces liens est une propriété que les chimistes appellent la "métastabilité" : Elle détient la caractéristique d'avoir seulement une légère marge de stabilité. Le biochimiste J. B. S. Haldane décrit ainsi la métastabilité :
L'EAU ET LE METHANE :DEUX EXEMPLES DIFFERENTS DES LIENS COVALENTS
Dans la molécule de l'eau (au-dessus), il y a un lien covalent entre les deux atomes d'hydrogène et l'atome d'oxygène. Dans la molécule du méthane au-dessous, quatre atomes d'hydrogène forment des liens covalents avec un seul atome du carbone. |
Une molécule métastable est une molécule qui peut libérer de l'énergie libre par une transformation, mais qui est assez stable pour durer longtemps à moins qu'elle soit activée par la chaleur, le rayonnement, ou l'union par le biais d'un catalyseur.90
Cette définition technique veut simplement dire que le carbone a une structure unique, grâce à laquelle il est tout à fait facile pour lui de créer des liens covalents sous des conditions normales.
Mais c'est précisément ici que la situation commence à devenir intéressante, car le carbone n'est métastable qu'à l'intérieur d'une marge de température très étroite. En d'autres termes, les composés de carbone deviennent très instables dès que la température dépasse les 100°C.
C'est un fait si banal de nos vies quotidiennes, que nous pouvons souvent l'observer. Quand par exemple nous faisons cuire de la viande, nous changeons la structure de ses composés de carbone. Cependant, à ce stade, il nous faut souligner un point : La viande cuite est devenue complètement "morte" ; en d'autres mots, sa structure chimique est totalement différente que quand elle faisait partie d'un organisme vivant. En effet la plupart des composés de carbone "se dénaturent" à des températures supérieures à 100°C : La majorité des vitamines se désintègrent à cette température ; les sucres subissent également des changements structurels et détruisent une partie de leur valeur nutritive ; et à environ 150°C, les composés de carbone commenceront à brûler. En d'autres termes, si les atomes de carbone rentrent en des liens covalents avec d'autres atomes et si les composés résultants veulent rester stables, la température ambiante ne doit pas dépasser 100°C. D'autre part, la limite inférieure se situe autour de 0°C : Si la température descend au-dessous, la biochimie organique devient impossible.
Dans le cas d'autres composés, ce n'est généralement pas le cas. La plupart des composés inorganiques ne sont pas métastables ; en d'autres mots, leur stabilité n'est pas vraiment affectée par des changements de température. Pour s'en rendre compte, faisons une expérience. Collez un morceau de viande sur l'extrémité d'un long et mince morceau de métal comme le fer, et chauffez-les les deux ensemble au-dessus du feu. Aussi longtemps que la température augmentera, la viande s'obscurcira et brûlera bien avant le métal. La même chose serait vraie si vous substituiez la pierre ou le verre au métal. Il vous faudrait augmenter la température de plusieurs centaines de degrés avant que les structures de tels matériaux commencent à changer.

Les liens covalents : Les atomes sont fortement liés les uns aux autres
Les liens faibles : Un composé organique est maintenu dans une forme unique tridimensionnelle au moyen des liens (les lignes brisées) faibles (non-covalents) |
Si vous faites bien attention, vous verrez que la température ambiante nécessaire aux composés de carbone à la fois pour former des liens covalents et pour rester stable est en fait l'intervalle de température qui règne sur notre planète. Comme nous l'avons déjà dit d'ailleurs, et ceci dans l'univers entier, la température ambiante peut varier de millions de degrés, des cœurs des étoiles jusqu'au zéro absolu (-273.15°C). Mais la Terre, ayant été créée pour que l'humanité puisse y vivre, possède l'intervalle de température ambiante essentielle à la formation des composés de carbone qui font parties des éléments constitutifs de la vie.
Mais ces étranges "coïncidences" ne s'arrêtent pas ici. Ce même intervalle de température est le seul dans lequel l'eau puisse rester liquide. Comme nous l'avons vu dans le chapitre précédent, l'eau liquide est l'une des conditions fondamentales à la vie et, afin de rester liquide, elle a besoin précisément des mêmes températures que les composés de carbone. Il n'existe aucune "loi" naturelle ou physique expliquant cet état de fait, ce qui prouve que les propriétés physiques de l'eau et du carbone et les conditions de la planète Terre ont été créées afin d'être en harmonie.
Liens faibles
Les liens covalents ne sont pas les seuls types de liaison chimique qui gardent stables les composés de la vie. Il existe une autre catégorie de liens, connue sous le nom de "liens faibles".
Ces liens sont environ vingt fois plus faibles que les liens covalents, d'où leur nom ; mais ils ne sont pas moins cruciaux aux processus de la chimie organique. C'est grâce à cette liaison faible que les protéines qui constituent les éléments de base des espèces vivantes peuvent remettre à jour leur structures tridimensionnelles complexes et vitales pour la vie. Pour expliquer ceci, nous devons parler brièvement de la structure des protéines. Les protéines sont habituellement expliquées comme étant une "chaîne" d'acides aminés. Bien que cette métaphore soit relativement correcte, elle est cependant incomplète. Elle est incomplète car pour la plupart des personnes, une "chaîne des acides aminés" représente quelque chose comme un collier de perles alors que les acides aminés qui composent les protéines ont en fait une structure tridimensionnelle ressemblant davantage à un arbre aux branches feuillues.
Les liens covalents sont ce qui tiennent les atomes des acides aminés ensemble. Les liens covalents faibles sont ce qui remettent à jour la structure tridimensionnelle essentielle de ces acides. Aucune protéine ne pourrait exister sans ces liens faibles. Et il est évident que sans protéines la vie ne pourrait pas exister.
Ce qui est plus intéressant est que la température ambiante à laquelle les liens faibles peuvent exécuter leur fonction est identique à celle qui règne sur la Terre. Ceci est d'autant plus étrange car les natures physiques et chimiques des liens covalents versus les liens faibles sont entièrement différentes et sont indépendantes les unes des autres. En d'autres termes, il n'existe aucune raison intrinsèque à ce qu'elles exigent toutes deux la même température ambiante. Malgré cela, les deux types de liens peuvent être formés et rester stables seulement dans cet intervalle de température ambiante. Si ce n'était pas le cas -si les liens covalents exigeaient un intervalle de température très différent de celui des liens faibles- il serait alors impossible de construire les structures complexes tridimensionnelles des protéines.
Tout ce que nous avons vu au sujet des propriétés chimiques extraordinaires de l'atome de carbone prouve qu'il existe une grande harmonie entre cet élément, l'eau, qui constituent tous deux des éléments de base fondamentaux de la vie, et la terre, qui constitue l'abri pour cette vie. Dans Nature's Destiny, Michael Denton souligne ce phénomène :
De tout l'énorme intervalle de températures du cosmos, il existe seulement une minuscule bande de température dans laquelle nous trouvons (1) l'eau liquide, (2) une incroyable plénitude de composés organiques métastables, et (3) les liens faibles pour stabiliser les formes en trois dimensions des molécules complexes.91
Parmi tous les corps céléstes qui ont été observés, cette "minuscule bande de température" existe seulement sur la Terre. D'ailleurs, c'est seulement sur la Terre que les deux éléments fondamentaux pour la vie -le carbone et l'eau- existent en de telles quantités.
Tout cela indique que l'atome de carbone et ses propriétés extraordinaires ont été particulièrement bien conçus pour la vie et que notre planète a été particulièrement bien créée pour avoir la fonction de maison pour abriter les formes de vie à base de carbone.
La conception et les caractéristiques de l'oxygène
Nous avons vu pour quelle raison le carbone est l'élément constitutif le plus important de la matière organique et également comment il fut particulièrement bien conçu pour remplir sa fonction. L'existence même de toute forme de vie à base de carbone est cependant dépendante d'un deuxième impératif : L'énergie. L'énergie est une condition indispensable pour la vie.
Les plantes vertes obtiennent leur énergie du Soleil par le biais de la photosynthèse. Pour les autres espèces vivantes sur Terre -nous inclus- la seule source d'énergie provient de "l'oxydation", un processus qui est synonyme de "brûler". Le fait de "brûler" la nourriture provenant des plantes et des animaux crée l'énergie nécessaire aux organismes respirant de l'oxygène. Comme vous pouvez le deviner du terme "oxydation", cette action de brûler est une réaction chimique pendant laquelle les substances sont oxydées - soit qu'elles sont combinées avec de l'oxygène. C'est pourquoi l'oxygène, comme le carbone et l'hydrogène, est également d'une importance vitale. Une formule générale de l'oxydation (brûlement) ressemble à la formule ci-dessous :
Composé de carbone + oxygène > eau + dioxyde de carbone + énergie
Quand les composés de carbone et d'oxygène se combinent (sous des conditions naturelles bien sûr), une réaction produisant de l'eau et du dioxyde de carbone et qui libère une quantité d'énergie considérable a lieu. Cette réaction est plus fréquente au sein des hydrocarbures (composés d'hydrogène et de carbone). Le glucose (un sucre et également un hydrocarbure) est l'élément qui est constamment oxydé afin de maintenir un certain niveau d'énergie dans votre corps.
Les éléments d'hydrogène et de carbone qui composent les hydrocarbures sont les plus appropriés pour que l'oxydation ait lieu. Parmi tous les autres atomes, l'hydrogène se combine le plus aisément avec l'oxygène et libère la plus d'énergie dans le processus. Il n'existe du reste aucun meilleur carburant que l'hydrogène pour libérer l'énergie contenue dans l'oxygène. Le carbone est le troisième meilleur carburant, juste après l'hydrogène et le bore. Dans The Fitness of the Environment, Lauwrence Henderson présente ses observations sur cette perfection physique extraordinaire :
Les changements chimiques qui pour tant d'autres raisons semblent être les mieux adaptés pour devenir les processus de la physiologie, sont ceux qui peuvent détourner de la meilleure façon la plus grande quantité d'énergie dans le cours de la vie.92
La conception et les caractéristiques du feu (ou pourquoi vous ne vous enflammez pas)
Comme nous l'avons déjà vu, la réaction fondamentale qui libère l'énergie nécessaire pour la survie des organismes respirant l'oxygène est l'oxydation des hydrocarbures. Mais, ce fait simple soulève une question préoccupante : Si nos corps sont composés essentiellement d'hydrocarbures, pourquoi ne sont-ils pas également oxydés ? Autrement dit, pourquoi ne brûlons-nous pas comme une simple allumette ?
Nos corps sont constamment en contact avec l'oxygène contenu dans l'air mais ils ne s'oxydent pas ; en d'autres mots, ils ne s'allument pas. Mais pourquoi donc ?
La raison de ce paradoxe est que sous des conditions de température et de pression normales, la forme moléculaire (O2) de l'oxygène comporte un degré substantiel d'inertie ou de "noblesse". (Dans le sens utilisé par les chimistes, la "noblesse" est l'hésitation (ou l'incapacité) d'une substance à entrer en réaction chimique avec d'autres substances.) Ceci cependant soulève d'autres questions : Si l'oxygène moléculaire est bel et bien "noble", comment se fait-il que cette même molécule soit créée de façon à pouvoir entrer dans des réactions chimiques à l'intérieur de nos corps ?
La réponse à cette question, qui rendit perplexes les chimistes au milieu du 19ème siècle, ne fut pas trouvée avant la deuxième moitié du 20ème siècle. Après la deuxième guerre mondiale, les chercheurs de biochimie ont découvert l'existence d'enzymes dans le corps humain dont l'unique fonction est de forcer l'O2 contenu dans l'atmosphère à entrer en réaction chimique. Suite à une série d'étapes extrêmement complexes, ces enzymes utilisent les atomes de fer et de cuivre contenus dans nos corps comme catalyseurs. Un catalyseur est une substance qui lance une réaction chimique et qui lui permet de procéder sous des conditions (comme à température plus basse etc.) qui seraient autrement possibles.93
En d'autres termes, nous avons ici une situation très intéressante : L'oxygène est l'élément qui permet l'oxydation et la combustion, et est donc le potentiel "brûleur" de notre corps. Pour empêcher ceci, la forme moléculaire (O2) de l'oxygène qui existe dans l'atmosphère a été rendue "noble" chimiquement. Soit qu'elle n'entre pas facilement en réactions. Mais, d'un autre côté, nos corps dépendent pour leur besoin en énergie de la propriété d'oxydation de l'oxygène. C'est donc pour cette raison que nos cellules ont été équipées d'un système d'enzymes extrêmement complexe qui rend ce gaz noble très actif.
A ce stade, nous devrions également préciser que ce système d'enzymes est le parfait exemple de cette merveilleuse conception que la théorie de l'évolution prétend être le résultat de pures coïncidences.94
Il existe encore une autre précaution qui a été prise pour empêcher que notre corps s'enflamme soudainement : Celle-ci est ce que le chimiste britannique Nevil Sidgwick appelle "l'inertie caractéristique du carbone".95 Cela signifie simplement que l'atome de carbone n'entre pas facilement en réaction avec de l'oxygène sous des conditions de pression et de température normales. Cette caractéristique, exprimée en langage chimique, peut nous paraître des plus compliquées alors que ce phénomène est en fait souvent observé dans notre vie quotidienne. La difficulté d'allumer du bois ou du charbon pendant un jour d'hiver est en réalité cette "noblesse caractéristique" du carbone. Afin que le feu puisse brûler, il vous faut tenir compte de plusieurs préliminaires (allumeur, démarreur, etc.) pour que la température du carburant augmente à un degré très élevé. Mais une fois que le carburant commence à brûler, le carbone qu'il contient entre rapidement en réaction avec l'oxygène et une grande quantité d'énergie est ainsi libérée. C'est pourquoi il est si difficile d'obtenir du feu à l'aide d'une autre source de chaleur. Mais, après la combustion, une quantité telle de chaleur se dégage qu'elle peut facilement se propager à d'autres composés de carbone qui se trouvent aux alentours.
En examinant cette matière plus soigneusement, nous remarquerons que le feu même est conçu d'une manière très intéressante. Les propriétés chimiques de l'oxygène et du carbone ont été arrangées de telle sorte à ce que ces deux éléments n'entrent ensemble en réaction (combustion) que lorsqu'une grande quantité de chaleur est déjà présente. Ceci est bien car si cela n'était pas le cas, la vie sur cette planète serait très désagréable, voire complètement impossible. Si l'oxygène et le carbone étaient juste un peu plus disposés à réagir entre eux, la combustion spontanée des personnes, des arbres et des animaux deviendrait un événement banal à chaque fois que la température augmenterait un peu. Quelqu'un qui marcherait dans un désert, par exemple, pourrait soudainement prendre feu à midi, quand la température est à son degré le plus élevé ; de plus, les plantes et les animaux seraient exposés au même risque. Dans un tel monde, il serait difficile de parler de vie.
D'autre part, si le carbone et l'oxygène étaient légèrement plus nobles (c'est-à-dire, légèrement moins réactifs) qu'ils ne le sont, il serait beaucoup plus difficile voire impossible d'allumer un feu dans ce monde. Et sans feu, nous ne pourrions pas nous réchauffer. Il est de plus tout à fait probable que sans chaleur, il n'y aurait jamais eu de progrès technologique sur notre planète, car ces progrès dépendent largement de notre capacité à pouvoir travailler des matériaux tels que le métal. Et sans la chaleur du feu, le purifier et le travailler est presque totalement impossible. Tout ceci démontre que les propriétés chimiques du carbone et de l'oxygène ont été arrangées afin d'être le mieux adaptées aux besoins de l'humanité. A ce sujet, Michael Denton déclara :
Cette étrange non-réactivité du carbone et des atomes d'oxygène aux températures ambiantes, combinée avec les énergies inhérentes énormes qui se dégagent suite à leur combinaison, a une grande importance pour la vie terrestre. C'est cette étrange combinaison de carbone et d'oxygène qui assure aux êtres vivants complexes de l'énergie d'une manière contrôlée et régulière et aussi, qui rend l'utilisation du feu et des énergies massives de la combustion possible pour l'humanité.96
Autrement dit, le carbone et l'oxygène sont tous les deux créés de façon à être le mieux adapté à la vie humaine. Les propriétés de ces deux éléments nous permettent d'allumer un feu et de nous servir du feu de la manière la plus commode possible. En outre, le monde comporte de nombreuses sources de carbone (telles que le bois des arbres) qui sont adaptées pour la combustion. Tout cela est une indication qui montre que le feu et les matériaux qui lui sont nécessaires ont été créés de la façon la plus adaptée à la vie humaine. Dans le Coran, nous pouvons lire :
C'est Lui qui, de l'arbre vert, a fait pour vous du feu, duquel vous allumez (vos foyers). (Sourate Ya-sîn : 80)
La solubilité idéale de l'oxygène
L'utilisation de l'oxygène par le corps est fortement dépendante de sa capacité à se dissoudre dans l'eau. L'oxygène qui entre dans nos poumons quand nous respirons se dissout immédiatement dans le sang. La protéine appelée hémoglobine capture ces molécules d'oxygène et les transporte aux autres cellules du corps où, grâce au système d'enzymes spécial décrit ci-dessus, l'oxygène est employé pour oxyder les composés de carbone appelés ATP afin qu'ils libèrent leur énergie.
Tous les organismes vivants complexes dérivent leur énergie de cette façon. Cependant, la réalisation de ce système dépend en particulier de la solubilité de l'oxygène. Si l'oxygène n'était pas suffisamment soluble, celui qui entrerait au sein de la circulation sanguine ne le serait pas suffisant et les cellules ne pourraient pas produire l'énergie dont elles ont besoin ; si, d'autre part, l'oxygène était trop soluble, il y aurait un excès d'oxygène dans le sang qui aurait pour résultat une situation connue sous le nom de toxicité de l'oxygène.
La différence de solubilité dans l'eau des différents gaz varie d'un facteur d'un million. En d'autres termes, le gaz le plus soluble est un million de fois plus soluble dans l'eau que l'est le gaz le moins soluble. De plus, aucun gaz ne comporte la même solubilité. Par exemple, le dioxyde de carbone est environ vingt fois plus soluble dans l'eau que l'est l'oxygène. Parmi tous les différents degrés de solubilités potentielles, l'oxygène détient celui qui est le plus propice pour la vie humaine.
Que se produirait-il si la capacité de solubilité dans l'eau de l'oxygène était différente : Un peu plus ou un peu moins ? Jetons un coup d'œil à la première situation. Si l'oxygène était moins soluble dans l'eau (ainsi que dans le sang), moins d'oxygène entrerait dans la circulation sanguine et les cellules de corps seraient en manque d'oxygène. Ceci rendrait la vie beaucoup plus difficile pour des organismes métaboliquement actifs tels que les êtres humains. Même si vous essayez de respirer le plus possible, vous seriez constamment confrontés au danger de suffocation créé par le manque d'oxygène atteignant vos cellules. Si, par contre, le degré de solubilité de l'oxygène dans l'eau était plus élevé, vous seriez constamment confrontés à la menace de toxicité de l'oxygène, mentionnée brièvement ci-dessus. L'oxygène est en fait une substance plutôt dangereuse : Si un organisme en ingurgite trop, cela peut être mortel. Une partie de l'oxygène contenu dans le sang entre en réaction chimique avec l'eau contenue dans le sang. Si la quantité d'oxygène dissous est trop élevée, il en résulte une production de sous-produits fortement réactifs et préjudiciables. L'une des fonctions du système complexe des enzymes du sang est d'empêcher ceci de se produire. Mais, si la quantité d'oxygène dissous devient trop importante, les enzymes ne peuvent pas faire leur travail. Dans un tel cas, chaque respiration supplémentaire nous empoisonnerait un peu plus et nous mènerait rapidement à la mort. Le chimiste Irwin Fridovich présente ses observations sur cette question :
Tous les organismes qui respirent sont pris dans un piège cruel. L'oxygène qui leur permet de vivre est toxique pour eux et ils ne peuvent survivre que grâce à certains mécanismes de défense très élaborés.97
Ce qui nous empêche d'être empoisonné par un surplus d'oxygène ou de suffoquer dû à une insuffisance est la solubilité de l'oxygène et le système enzymatique complexe du corps. Tous deux ont été soigneusement conçus et créés pour avoir la fonction qu'ils détiennent actuellement. Plus clairement, Allah a créé non seulement l'air que nous respirons mais également les systèmes qui permettent d'utiliser cet air en harmonie parfaite.
Les autres éléments
Le carbone et l'oxygène ne sont évidemment pas les seuls éléments qui ont été délibérément conçus pour rendre la vie possible. Les éléments comme l'hydrogène et l'azote, qui composent une grande partie des corps des espèces vivantes, possèdent également les attributs rendant la vie possible. En fait, tous les éléments qui se trouvent dans le tableau périodique des éléments sont dotés, d'une certaine manière, de fonctions particulières pour entretenir la vie.
Le tableau périodique des éléments comporte quatre-vingt-douze éléments qui s'étendent de l'hydrogène (le plus léger) à l'uranium (le plus lourd). (Il y a naturellement d'autres éléments au-delà de l'uranium, mais ceux-ci n'ont pas été produits d'une manière naturelle mais artificiellement dans des laboratoires. Aucun d'entre eux n'est stable.) Parmi ces quatre-vingt-douze éléments, vingt-cinq sont essentiels pour la vie et, parmi ceux-ci, les onze premiers, soit l'hydrogène, le carbone, l'oxygène, l'azote, le sodium, le magnésium, le phosphore, le soufre, le chlore, le potassium et le calcium, composent à peu près 99% du poids corporel de presque toutes les espèces vivantes. Les quatorze éléments restants, soit le vanadium, le chrome, le manganèse, le fer, le cobalt, le nickel, le cuivre, le zinc, le molybdène, le bore, le silicium, le sélénium, le fluor et l'iode, ne sont présents dans la matière organique qu'en très petites quantités mais ont également des fonctions extrêmement importantes. Trois autres éléments, soit l'arsenic, l'étain et le tungstène, se trouvent également dans les espèces vivantes mais leurs fonctions ne sont pas complètement comprises. Finalement, nous savons que trois autres éléments encore, soit le brome, le strontium et le baryum, sont présents dans la plupart des organismes mais nous ignorons totalement leurs fonctions.98
Ce large éventail contient les atomes de différentes séries du tableau périodique, dont les éléments sont groupés selon les attributs de leurs atomes. Ceci indique que tous les groupes d'éléments du tableau périodique sont, d'une manière ou d'une autre, nécessaires pour la vie. Dans The Biological Chemistry of the Elements, J. J. R Frausto da Silva et R. J. P Williams s'expriment ainsi :
Les éléments biologiques semblent avoir été choisis de pratiquement tous les groupes et sous-groupes du tableau périodique... et ceci signifie que pratiquement toutes les sortes de propriétés chimiques sont associées aux processus de la vie dans les limites imposées par les contraintes environnementales.99
Même les éléments lourds et radioactifs qui se situent à la fin du tableau périodique ont été mis au service de la vie humaine. Dans Nature's Destiny, Michael Denton décrit en détail le rôle essentiel que jouent ces éléments radioactifs, tels que l'uranium, dans la formation de la structure géologique de la Terre. La radioactivité naturelle est étroitement associée au fait que le noyau de la Terre puisse retenir sa chaleur. Cette chaleur est ce qui permet au noyau, composé de fer et de nickel, de rester liquide. Ce noyau liquide est la source du champ magnétique de la Terre qui aide, comme nous l'avons vu ailleurs, à protéger la planète des particules et des rayonnements dangereux de l'espace tout en exécutant également d'autres fonctions. Même les gaz inertes et les éléments tels que les métaux qui sont rares sur Terre, qui paraissent inutiles pour la vie, sont des étapes nécessaires pour s'assurer que la variété des éléments naturels puisse s'étendre jusqu'à l'uranium.100
En bref, il est certain que tous les éléments dont nous connaissons l'existence ont une fonction spécifique pour la vie humaine. Aucun d'entre eux n'est superflu ou sans but. Cette situation prouve à nouveau que l'univers a été créé pour l'humanité par Allah.
Conclusion
Chaque propriété physique et chimique de l'univers que nous avons examiné s'avère être ce dont la Terre a besoin pour exister. Mais, dans ce livre, nous avons seulement "gratté" la surface de cette preuve accablante. Cependant, même si vous fouillez plus en détail ou si vous élargissez votre recherche, cette observation générale demeurera toujours vraie : dans chaque détail de l'univers, il y a un but qui sert la vie humaine et ces détails sont parfaitement conçus, équilibrés et harmonisés pour réaliser ce but.
Ceci est assurément la preuve indéniable de l'existence d'un créateur supérieur qui a permis à l'univers de parvenir à cette fin. Dans n'importe quelle propriété de la matière que nous puissions examiner, nous trouvons la connaissance, la sagesse, et la puissance infinies d'Allah, Celui qui l'a créée du néant. Chaque chose est soumise à Sa volonté et c'est pourquoi toute chose est en harmonie parfaite.
C'est la conclusion que la science du 20ème siècle a finalement atteinte. Pourtant, ce n'est que la reconnaissance d'un fait qui a été énoncé à l'humanité dans le Coran plus de quatorze siècles auparavant : Allah a créé chaque détail de l'univers pour indiquer la perfection de Sa propre création :
Exalté soit (Allah) Celui dans la Main de qui est la royauté, et Il est Omnipotent. Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver (et de savoir) qui de vous est le meilleur en œuvre, et c'est Lui le tout Puissant, le Pardonneur. Celui qui a créé sept cieux superposés sans que tu voies de disproportion en la création du Tout Miséricordieux. Ramène (sur elle) le regard. Y vois-tu une brèche quelconque ? Puis, retourne ton regard par deux fois : le regard te reviendra humilié et frustré. (Sourate Al-Moulk : 1-4) |
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2 Andrei Linde, "The Self-Reproducing Inflationary Universe", Scientific American, vol. 271, 1994, p. 48
3 George Politzer, Principes Fondamentaux de Philosophie, Editions Sociales, Paris 1954, p. 84
4 S. Jaki, Cosmos and Creator, Regnery Gateway, Chicago, 1980, p. 54
5 Stephen Hawking's A Brief History of Time, A Reader's Companion (Edité par Stephen Hawking ; préparé par Gene Stone), 1982, pp. 62-63
6 Henry Margenau, Roy Abraham Vargesse. Cosmos, Bios, Theos. La Salle IL : Open Court Publishing, 1992, p. 241
7 Hugh Ross, The Creator and the Cosmos : How Greatest Scientific Discoveries of The Century Reveal God, Colorado : NavPress, édition révisée, 1995, p. 76
8 William Lane Craig, Cosmos and Creator, Origins & Design, Printemps 1996, vol. 17, p. 19
9 William Lane Craig, Cosmos and Creator, Origins & Design, Printemps 1996, vol. 17, p. 19
10 William Lane Craig, Cosmos and Creator, Origins & Design, Printemps 1996, vol. 17, p. 20
11 Christopher Isham, "Space, Time and Quantum Cosmology", papier présenté à la conférence "God, Time and Modern Physics", Mars 1990, Origins & Design, Printemps 1996, vol. 17, p. 27
12 R. Brout, Ph. Spindel, "Black Holes Dispute", Nature, vol. 337, 1989, p. 216
13 Herbert Dingle, Science at the Crossroads, Londres : Martin Brian & O'Keefe, 1972, pp. 31-32
14 Stephen Hawking, A Brief History of Time, New York : Bantam Books, 1988, p. 46
15 John Maddox, "Down with the Big Bang", Nature, vol. 340, 1989, p. 378
16 H. P. Lipson, "A Physicist Looks at Evolution", Physics Bulletin, vol. 138, 1980, p. 138
17 Paul Davies, Superforce : The Search for a Grand Unified Theory of Nature, 1984, p. 184
18 Fred Hoyle, The Intelligent Universe, Londres, 1984, pp. 184-185
19 Paul Davies, Superforce : The Search for a Grand Unified Theory of Nature, 1984, p. 184
20 Bilim ve Teknik (Science et Technique) 201, p. 16
21 Stephen Hawking, A Brief History Of Time, Bantam Press, Londres : 1988, pp. 121-125
22 Paul Davies. God and the New Physics. New York : Simon & Schuster, 1983, p. 189
23 Michael Denton, Nature's Destiny : How the Laws of Biology Reveal Purpose in the Universe, New York : The Free Press, 1998, pp. 12-13
24 Paul Davies. The Accidental Universe, Cambridge : Cambridge University Press, 1982, Préface.
25 Hugh Ross, The Creator and the Cosmos, pp. 122-23
26 Roger Penrose, The Emperor's New Mind, 1989 ; Michael Denton, Nature's Destiny, New York : The Free Press, 1998, p. 9
27 George Greenstein, The Symbiotic Universe, p. 27
28 Hugh Ross, Design and the Anthropic Principle, Reasons To Believe, CA, 1988
29 Hugh Ross, The Creator and the Cosmos, p. 123
30 Paul Davies, The Cosmic Blueprint, Londres : Penguin Books, 1987, p. 203
84 "Science Finds God", Newsweek, 27 Juillet 1998
85 Robert E. D. Clark, The Universe : Plan or Accident ?, Londres, Paternoster Press, 1961, p. 98
86 Fred Hoyle, Religion and the Scientists, Londres : SCM, 1959 ; M. A. Corey, The Natural History of Creation, Maryland : University Press of America, 1995, p. 341
87 David Burnie, Life, Eyewitess Science, Londres : Dorling Kindersley, 1996, p. 8
88 Nevil V. Sidgwick, The Chemical Elements and Their Compounds, vol 1. Oxford : Oxford University Press, 1950, p. 490
89 Nevil V. Sidgwick, The Chemical Elements and Their Compounds, vol 1., p. 490
90 J. B. S. Haldane, "The Origin of Life", New Biology, 1954, vol. 16, p. 12
91 Michael Denton, Nature's Destiny, pp. 115-116
92 Lawrence Henderson, The Fitness of the Environment, Boston : Beacon Press, 1958, pp. 247-248
93 L. L. Ingraham, "Enzymic Activation of Oxygen", Comprehensive Biochemistry, (ed. M. Florkin, E. H. Stotz), Amsterdam : Elsevier, vol. 14, p. 424
94 La question de comment le système compliqué d'enzymes permettant la prise d'oxygène par le système respiratoire a émergé est une des questions que la théorie de l'évolution ne peut expliquer. Ce système a une complexité irréductible. En d'autres termes, il ne peut opérer à moins que tous ses composants fonctionnent parfaitement. C'est pourquoi il n'est pas raisonnable de soutenir que ce système s'est développé à partir de sa forme la plus simple jusqu'à sa forme la plus complexe, comme la théorie de l'évolution le suggère. Le Professeur Ali Demirsoy, un biologiste de l'Université de Hacettepe d'Ankara est un des défenseurs proéminents de la théorie de l'évolution en Turquie. Il fit la confession suivante à ce sujet :
"Ici, il y a cependant un problème important. Les mitochondries utilisent un nombre fixe d'enzymes pendant leur processus de rupture (avec l'oxygène). L'absence de seulement un de ces enzymes arrête le fonctionnement du système tout entier. En outre, un gain d'énergie provenant de l'oxygène ne semble pas être un système pouvant procéder pas à pas. Seul le système au complet remplit sa fonction. C'est pourquoi, au lieu de ce développement graduel que nous avons considéré jusqu'ici comme un principe, nous sentons le besoin d'embrasser la suggestion suivante : Ou bien tous les enzymes (enzyme de Krebs) nécessaires pour exécuter les réactions des mitochondries sont entrés dans une cellule d'un seul trait par coïncidence ou alors, ils ont été formés dans cette cellule d'un seul trait. Ceci réside simplement dans le fait que ces systèmes n'utilisent pas l'oxygène entièrement ou, en d'autres termes, que ces systèmes restants au niveau intermédiaire disparaîssent dès qu'ils réagissent avec l'oxygène." (Ali Demirsoy, Les Lois Fondamentales de la Vie : Zoologie Générale, vol. 1, section 1, Ankara, 1998, p. 578)
Alors que la probabilité de formation de seulement une de ces enzymes (protéines spéciales) mentionnées par Prof. Demirsoy ci-dessus lorsqu'il dit : "Nous devons accepter qu'il s'est formé tout d'un coup par coïncidence" n'est que d'1 sur 10950, il est certainement peu raisonnable de soutenir que beaucoup d'enzymes de ce genre se soient formés par hasard.
95 Nevil V. Sidgwick, The Chemical Elements and Their Compounds, vol. 1, Oxford : Oxford University Press, 1950, p. 490
96 Michael Denton, Nature's Destiny, pp. 122-123
97 Irwin Fridovich, "Oxygen Radicals, Hydrogen Peroxide, and Oxygen Toxicity", Free Radicals in Biology, (éd. W. A. Pryor), New York : Academic Press, 1976, pp. 239-240
98 J. J. R. Fraústo da Silva, R. J. P. Williams, The Biological Chemistry of the Elements, Oxford : Oxford University Press, pp. 3-4
99 J. J. R. Fraústo da Silva, R. J. P. Williams, The Biological Chemistry of the Elements, p. 5
100 Michael Denton, Nature's Destiny, pp. 79-85
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